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Interview du mois - Dr Christine Fardeau

 

Tous les mois, la filière SENSGENE vous invite à rencontrer une personne active en son sein à travers une courte interview. Ce mois-ci, c'est le Dr Christine Fardeau, ophtalmologue à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière, APHP, Paris, qui a accepté de répondre à nos questions.

 

 « Je voudrais travailler en prospectif, nos patients sont une mine d'informations. D'ailleurs, ils communiquent le plus qu'ils peuvent avec nous pour nous informer, pour nous orienter et donc je voudrais qu'on réceptionne davantage qu'on garde davantage cet or fourni par les patients. »

Mars - Dr Christine Fardeau
Je suis le docteur Christine Fardeau, je suis ophtalmologiste au sein du service d'ophtalmologie de la Pitié Salpêtrière qui est Centre constitutif du centre de référence maladies rares OPHTARA.


Quelle est la spécialité du centre expert dans lequel vous travaillez ?

Deux spécialités sont à mettre en lumière : la première est historique, c'est l'uvéite, l'inflammation intraoculaire qui relève d'énormément de causes différentes et qui nécessite une prise en charge relativement lourde et l'autre grand axe est la neurologie qui s'arc-boute sur d'autres centres de maladies rares qui nous environnent à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière.


Comment accompagnez-vous les patients après l'annonce d'un diagnostic ?

Je vais parler de l'annonce du diagnostic de l'uvéite. L'uvéite, quand elle se répète, quand elle atteint des structures assez profonde de l’œil, justifie des enquêtes étiologiques qui vont nécessiter la mise en œuvre, la collaboration de nombreux collègues, en premier lieu les internistes, qui vont nous aider à faire le point systémique et puis, très rapidement, cette maladie chronique va relever de médication assez lourde avec des effets secondaires et donc nous évaluons régulièrement la balance bénéfice-risque pour avoir le meilleur bénéfice sur le pronostic visuel avec le moins d'effets secondaires possibles. Mais ils existent toujours, ils nécessitent encore des collaborations avec de nombreux intervenants, dont les diététiciens, les psychologues, les psychiatres, et nousallons encore élargir ce panel d'expertises autour des patients par l'intermédiaire d'un programme accepté récemment qui est le programme d'éducation thérapeutique du patient porteur d'uvéite pour lequel nous voudrions faire un maillage riche qui désangoisse, qui prenne en charge, qui réponde aux besoins du patient.



En quoi la filière SENSGENE peut vous être utile ?

Énormément. D'abord c'est utile pour les patients, parce que ça nous rend visible, ça nous rend visite par les biais des réseaux sociaux, par les biais de l'internet, donc c'est vraiment fondamental pour que les parcours des patients soient beaucoup plus fluides. Et puis, nous, les intervenants professionnels, ça nous rend service parce qu'on voudrait aller vers plus d'organisation pour le patient, plus de visibilité, que notre maillage, que notre puzzle autour du patient soit plus harmonieux à mettre en œuvre et prenne moins d'énergie et moins de temps pour la vie du patient .



Quels sont vos souhaits pour l'avenir de la recherche, si vous aviez un souhait à faire quel serait-il ?

Alors si je ne dois choisir qu'un souhait, ce serait de travailler en prospectif, cesser de recevoir des centaines de patients, en perdre 90 % au point de vue données épidémiologiques ou données
ophtalmologiques précises, pour réfléchir à postériori, travailler en prospectif, ne plus perdre tous ces patients, c'est une manne, c'est une mine d'informations. D'ailleurs, ils communiquent le plus qu'ils peuvent avec nous pour nous informer, pour nous orienter et donc je voudrais qu'on réceptionne davantage qu'on garde davantage cet or fourni par les patients.

 

Voir l'interview sur YouTube (aussi en version sous-titrée)

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